
Quel pied ! Quelle course !!! On voudrait des grand prix comme celui-là tous les week-ends, surtout quand la fin est aussi bonne pour notre champion Valentino Rossi. Il remporte le grand prix de Malaisie à Sepang, après une remontée extraordinaire (nous en reparlerons plus loin), et surtout, il est devant Jorge Lorenzo le jour où il devient champion du monde MotoGP, ce qui doit bien le faire enrager ! Mais félicitons quand même l’espagnol pour sa régularité cette saison, ce n’est pas le hasard qui fait qu’il est aujourd’hui le succésseur de Valentino pour le gain de la couronne mondiale.
Mais revenons sur le récit de ce grand prix…
Pour rappel, Valé s’elance de la 2ème ligne, à la droite de la piste, en 6ème position. Au moment où les feux rouges s’éteignent, les pilotes s’élancent, mais on voit rapidement les 2 Suzuki se porter à la hauteur de Valentino. On comprend à l’amorce du premier virage qu’il a pris un très mauvais départ (le plus mauvais depuis bien longtemps !!) puisqu’il pointe au délà de la 10e place !! Autant dire que c’est un mini coup de massue car devant Lorenzo s’est parfaitement élancé et à conservé sa 1ere place devant Dovizioso.
A la fin du premier tour, dans le dernier virage, Casey Stoner tombe en perdant l’avant, le grand prix est terminé pour celui qui restait sur 2 victoires consécutives lors des derniers grand prix. Derrière, Valentino a commencé à remonter au classement puisqu’il pointe à la 9e place. Un tour plus loin, il a double plusieurs pilotes et se retrouve en 6e position. Durant le 3e tour, il endort Spies et Hayden et se retrouve 4e, avec devant lui Simoncelli étonnant 3e, et plus loin le duo Lorenzo/Dovizioso. A la fin du 4e tour, notre champion pointe à la 3e place, mais il a alors 2 secondes de retard sur le duo de tête, et on se dit que vu leur rythme il est quasiment impossible qu’il puisse revenir sur eux.
Mais c’est alors que Valentino a commencé son « show », enchainant tour après tour les meilleurs chronos en piste, et grignotant dixième par dixième le retard qu’il a sur les 2 pilotes qui sont devant lui. A 12 tours de la fin, il est revenu à moins de 1s des 2 premiers. Dovizioso, probablement panneauté par son stand, choisit alors de dépasser Lorenzo au bout de la ligne droite alors qu’il le suivait bien gentiment jusque là… Mais Rossi conserve son rythme et parvient à faire la jonction dans le même tour… On se dit alors qu’on va assister à du grand spectacle, même si Lorenzo doit penser interieurement que sa 3e position lui suffit amplement pour être sacré champion du monde.
Dans le tour suivant, Rossi attaque Lorenzo à l’interieur, c’est propre, rien à dire (tu ne pourras pas aller pleurer dans les jupons de Lin Jarvis cette fois Jorge), l’italien passe tranquillement l’espagnol, et remonte tout de suite sur Dovizioso qui ne se trouve plus alors qu’à 2 longueurs devant lui.
Et ce que tout le monde attendait arriva : Rossi attaque Dovizioso sur un gros virage à gauche, et lui fait aussi l’interieur !!! Il faut dire aussi que Rossi est le plus gros freineur du plateau selon les mesures effectuées par Brembo. C’est pour ca qu’il parvient à faire des interieurs de folies en prenant les freins alors qu’il est sur l’angle, c’est du grand art !!!
C’est de la folie dans les tribunes lors du passage suivant dans les lignes droites des stands, on entend la clameur de tous les supporters qui sont dechainés de voir le numero 46 en tete du grand prix !!!

On se dit alors que Valé va augmenter son rythme et larguer ses 2 poursuivants, mais il n’en est rien. Il parvient tout au plus à prendre quelques longueurs d’avance, mais on sent que Dovizioso ne lache pas l’affaire.
A 7 tours de l’arrivée, Rossi possède 0.5s d’avance sur Dovizioso, on commence un peu à souffler et à se dire que Valé va de nouveau renouer avec une victoire qu’il n’a pas connu depuis le premier grand prix de la saison au Qatar… Mais, horreur, on voit Dovizioso remonter sur le numero 46 !!! Il faut dire que ca commence à glisser très fort pour la moto de tête : on comprend que Valentino a du bien taper dans ses pneus en début de course pour pouvoir effectuer sa folle remontée, et il commence maintenant à la payer… Mais il ne faut pas trop s’affoler non plus : on sait que Valé est un des meilleurs pilotes lorsqu’en fin de course les pneus sont sérieusement détériorés et que le reservoir est quasi vide.
Mais à 5 tours de l’arrivée, c’est Dovizioso qui reprend la tete de la course grace à un gros freinage au bout de la ligne droite des stands. On craint alors pour Valentino que Lorenzo n’en fasse de meme, mais non, notre champion ne lache rien et reste au contact de Dovizioso dans les virages suivants. Les 3 pilotes sont roues dans roues, c’est vraiment très rare de voir une course aussi disputée, et bien malin ce qui peut dire à ce moment là quel est le nomn du pilote qui franchira la ligne d’arrivée en tete…
Dans ce même tour, Rossi prouve que c’est un battant hors pair : il attaque Dovizioso exactement à l’endroit où il l’avait dépassé quelques tours avant, et repasse de nouveau en tête. C’est là qu’on voit la supériorité de Valé en terme de mental : malgré des pneus bien attaqués, toujours à la limite de la glisse, il refait un dépassement super technique, prenant les freins sur l’angle comme lui seul sait le faire. Pendant ce temps, Lorenzo « regarde » ce qui se passe devant lui, prêt à profiter de la premiere erreur des 2 pilotes de tête. Mais progressivment il rend la main, prenant un rythme plus « pepere » pour assurer le podium et son titre de champion du monde. Reste donc les 2 italiens en lice pour la victoire finale…
A l’entame du dernier tour, Dovi est très proche de Valé et on se dit qu’il va tenter quelque chose… Mais on reprend notre respiration au fil des virages en voyant qu’il est trop loin pour tenter un dépassement, Rossi ayant cette intelligence de course pour fermer suffisament la porte sans trop s’eloigne de la bonne trajectoire…
Et notre champion passe la ligne d’arrivée en tête et remporte ce grand prix de la plus belle des maniere qui soit. Il prouve une fois de plus qu’il n’est pas terminé, et a surtout impressionné tout le monde par sa remontée exceptionnelle suite à son très mauvais départ. On peut dire qu’il s’est rappelé au bon souvenir de tous ceux qui l’avaient peut etre enterré un peu trop tot et a surtout donné une lecon de pilotage à tous les jeunes loups du plateau qui ne revent que de prendre la place du maitre !
A noter, pour la beauté de la chose, que Lorenzo à deraillé durant le tour d’honneur alors qu’il saluait le public : le drapeau espagnol qu’il avait embarqué sur sa moto s’est pris dans la roue arriere. Et pendant ce temps Rossi était en train de se faire congratuler par une nuée de commissaires piste… Des fois le destin joue des tours bien sympathiques…
Mais saluons quand meme l’esprit sportif de Valentino : malgré les jeremiades de Lorenzo après le dernier GP (Thomas Baujard, journaliste à Moto Journal et commentateur pour NT1 durant ce GP, a d’ailleurs eu des propos très justes à ce sujet), il est allé saluer le nouveau champion du monde dès le début du tour d’honneur. Ca doit etre ca la classe des grands champions…
Shell Advance MotoGP de Sepang en Malaisie : Rossi vainqueur !
Quel pied ! Quelle course !!! On voudrait des grand prix comme celui-là tous les week-ends, surtout quand la fin est aussi bonne pour notre champion Valentino Rossi. Il remporte le grand prix de Malaisie à Sepang, après une remontée extraordinaire (nous en reparlerons plus loin), et surtout, il est devant Jorge Lorenzo le jour où il devient champion du monde MotoGP, ce qui doit bien le faire enrager ! Mais félicitons quand même l’espagnol pour sa régularité cette saison, ce n’est pas le hasard qui fait qu’il est aujourd’hui le succésseur de Valentino pour le gain de la couronne mondiale.
Mais revenons sur le récit de ce grand prix…
Pour rappel, Valé s’elance de la 2ème ligne, à la droite de la piste, en 6ème position. Au moment où les feux rouges s’éteignent, les pilotes s’élancent, mais on voit rapidement les 2 Suzuki se porter à la hauteur de Valentino. On comprend à l’amorce du premier virage qu’il a pris un très mauvais départ (le plus mauvais depuis bien longtemps !!) puisqu’il pointe au délà de la 10e place !! Autant dire que c’est un mini coup de massue car devant Lorenzo s’est parfaitement élancé et à conservé sa 1ere place devant Dovizioso.
A la fin du premier tour, dans le dernier virage, Casey Stoner tombe en perdant l’avant, le grand prix est terminé pour celui qui restait sur 2 victoires consécutives lors des derniers grand prix. Derrière, Valentino a commencé à remonter au classement puisqu’il pointe à la 9e place. Un tour plus loin, il a double plusieurs pilotes et se retrouve en 6e position. Durant le 3e tour, il endort Spies et Hayden et se retrouve 4e, avec devant lui Simoncelli étonnant 3e, et plus loin le duo Lorenzo/Dovizioso. A la fin du 4e tour, notre champion pointe à la 3e place, mais il a alors 2 secondes de retard sur le duo de tête, et on se dit que vu leur rythme il est quasiment impossible qu’il puisse revenir sur eux.
Mais c’est alors que Valentino a commencé son « show », enchainant tour après tour les meilleurs chronos en piste, et grignotant dixième par dixième le retard qu’il a sur les 2 pilotes qui sont devant lui. A 12 tours de la fin, il est revenu à moins de 1s des 2 premiers. Dovizioso, probablement panneauté par son stand, choisit alors de dépasser Lorenzo au bout de la ligne droite alors qu’il le suivait bien gentiment jusque là… Mais Rossi conserve son rythme et parvient à faire la jonction dans le même tour… On se dit alors qu’on va assister à du grand spectacle, même si Lorenzo doit penser interieurement que sa 3e position lui suffit amplement pour être sacré champion du monde.
Dans le tour suivant, Rossi attaque Lorenzo à l’interieur, c’est propre, rien à dire (tu ne pourras pas aller pleurer dans les jupons de Lin Jarvis cette fois Jorge), l’italien passe tranquillement l’espagnol, et remonte tout de suite sur Dovizioso qui ne se trouve plus alors qu’à 2 longueurs devant lui.
Et ce que tout le monde attendait arriva : Rossi attaque Dovizioso sur un gros virage à gauche, et lui fait aussi l’interieur !!! Il faut dire aussi que Rossi est le plus gros freineur du plateau selon les mesures effectuées par Brembo. C’est pour ca qu’il parvient à faire des interieurs de folies en prenant les freins alors qu’il est sur l’angle, c’est du grand art !!!
C’est de la folie dans les tribunes lors du passage suivant dans les lignes droites des stands, on entend la clameur de tous les supporters qui sont dechainés de voir le numero 46 en tete du grand prix !!!
On se dit alors que Valé va augmenter son rythme et larguer ses 2 poursuivants, mais il n’en est rien. Il parvient tout au plus à prendre quelques longueurs d’avance, mais on sent que Dovizioso ne lache pas l’affaire.
A 7 tours de l’arrivée, Rossi possède 0.5s d’avance sur Dovizioso, on commence un peu à souffler et à se dire que Valé va de nouveau renouer avec une victoire qu’il n’a pas connu depuis le premier grand prix de la saison au Qatar… Mais, horreur, on voit Dovizioso remonter sur le numero 46 !!! Il faut dire que ca commence à glisser très fort pour la moto de tête : on comprend que Valentino a du bien taper dans ses pneus en début de course pour pouvoir effectuer sa folle remontée, et il commence maintenant à la payer… Mais il ne faut pas trop s’affoler non plus : on sait que Valé est un des meilleurs pilotes lorsqu’en fin de course les pneus sont sérieusement détériorés et que le reservoir est quasi vide.
Mais à 5 tours de l’arrivée, c’est Dovizioso qui reprend la tete de la course grace à un gros freinage au bout de la ligne droite des stands. On craint alors pour Valentino que Lorenzo n’en fasse de meme, mais non, notre champion ne lache rien et reste au contact de Dovizioso dans les virages suivants. Les 3 pilotes sont roues dans roues, c’est vraiment très rare de voir une course aussi disputée, et bien malin ce qui peut dire à ce moment là quel est le nomn du pilote qui franchira la ligne d’arrivée en tete…
Dans ce même tour, Rossi prouve que c’est un battant hors pair : il attaque Dovizioso exactement à l’endroit où il l’avait dépassé quelques tours avant, et repasse de nouveau en tête. C’est là qu’on voit la supériorité de Valé en terme de mental : malgré des pneus bien attaqués, toujours à la limite de la glisse, il refait un dépassement super technique, prenant les freins sur l’angle comme lui seul sait le faire. Pendant ce temps, Lorenzo « regarde » ce qui se passe devant lui, prêt à profiter de la premiere erreur des 2 pilotes de tête. Mais progressivment il rend la main, prenant un rythme plus « pepere » pour assurer le podium et son titre de champion du monde. Reste donc les 2 italiens en lice pour la victoire finale…
A l’entame du dernier tour, Dovi est très proche de Valé et on se dit qu’il va tenter quelque chose… Mais on reprend notre respiration au fil des virages en voyant qu’il est trop loin pour tenter un dépassement, Rossi ayant cette intelligence de course pour fermer suffisament la porte sans trop s’eloigne de la bonne trajectoire…
Et notre champion passe la ligne d’arrivée en tête et remporte ce grand prix de la plus belle des maniere qui soit. Il prouve une fois de plus qu’il n’est pas terminé, et a surtout impressionné tout le monde par sa remontée exceptionnelle suite à son très mauvais départ. On peut dire qu’il s’est rappelé au bon souvenir de tous ceux qui l’avaient peut etre enterré un peu trop tot et a surtout donné une lecon de pilotage à tous les jeunes loups du plateau qui ne revent que de prendre la place du maitre !
A noter, pour la beauté de la chose, que Lorenzo à deraillé durant le tour d’honneur alors qu’il saluait le public : le drapeau espagnol qu’il avait embarqué sur sa moto s’est pris dans la roue arriere. Et pendant ce temps Rossi était en train de se faire congratuler par une nuée de commissaires piste… Des fois le destin joue des tours bien sympathiques…
Mais saluons quand meme l’esprit sportif de Valentino : malgré les jeremiades de Lorenzo après le dernier GP (Thomas Baujard, journaliste à Moto Journal et commentateur pour NT1 durant ce GP, a d’ailleurs eu des propos très justes à ce sujet), il est allé saluer le nouveau champion du monde dès le début du tour d’honneur. Ca doit etre ca la classe des grands champions…